Mobilité durable en entreprise :
Dirigeants et salariés attendent des pouvoirs publics
et des acteurs du transport public qu’ils se mobilisent pour offrir
des solutions de mobilité nouvelles.

Le Club de la Mobilité Durable dévoile les résultats de son second Baromètre de la Mobilité Durable en entreprise à l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité.

Lancé en septembre 2013, le Club œuvre à faire bouger les mentalités en matière de transport et, plus largement, de mobilité, et appelle tous ceux qui sont impliqués sur les questions de mobilité – entreprises, organismes publics ou privés, personnes physiques – à partager des points de vue, échanger des bonnes pratiques, mieux anticiper les comportements des usagers de demain en matière de mobilité physique et virtuelle, étudier les complémentarités des outils disponibles et en imaginer de nouveaux.

En 2013, la première édition du Baromètre de la Mobilité Durable en entreprise avait montré que les lignes bougeaient. Plus d’un dirigeant sur deux (53%) se montrait favorable à mettre en place des solutions pour favoriser la mobilité de leurs salariés. Un constat renforcé en 2016 : ce sont aujourd’hui 61% des dirigeants qui envisagent d’initier ou de poursuivre cette démarche.

Cette édition observe également une progression du nombre de salariés amenés à réaliser des déplacements professionnels. Dans ce contexte de mobilité croissante de leurs collaborateurs, les dirigeants reconnaissent que la mobilité durable devient un enjeu majeur, avis partagé par leurs salariés. Ils sont respectivement 78% et 80% à la juger indispensable.

Pour autant, les moyens mis en œuvre par les entreprises demeurent classiques et visent d’abord à limiter les déplacements des salariés plutôt qu’à les faciliter. C’est clairement aux pouvoirs publics et aux acteurs du transport public que revient la tâche de se mobiliser pour offrir des solutions nouvelles permettant de faciliter les déplacements des salariés. 37% des dirigeants déclarent attendre ce soutien, soit 13 points de plus qu’en 2013 (24%).

Une requête en phase avec les propositions du Livre Blanc de la Mobilité Durable, un ouvrage publié fin 2015 par le Club de la Mobilité Durable qui formule des propositions fortes à destination des pouvoirs publics et des entreprises pour faire évoluer les comportements en matière de mobilité.

Une grande majorité des dirigeants interrogés plébiscitent l’idée de créer un pass mobilité universel mêlant « ticket unique » et partage d’information entre usagers (88%), approuvent la proposition de mutualiser et d’ouvrir les données de mobilité issues d’équipements comme Autolib’, ce qui permettrait de créer de nouveaux services pour optimiser les déplacements (85%), et se déclarent favorables à la création de hubs de la mobilité, soit l’installation de parkings relais gratuits en amont et en aval des grands axes de circulation (84%).

La création de tels hubs séduit aussi particulièrement les salariés qui placent cette proposition en tête de leur classement (80%), ex æquo avec l’autopartage, que ce soit en entreprise ou dans les collectivités locales (80% chaque proposition).

« Oui aux grands débats – COP21, loi de transition énergétique – qui font bouger les mentalités. Mais place aussi au pragmatisme », déclare Bruno Leray, Directeur Général d’Athlon et porte-parole du Club de la Mobilité Durable. « Les idées sont là, elles ne manquent pas. Il faut simplement pouvoir les mettre en œuvre, et c’est l’incitation – notamment fiscale – et/ou l’action des pouvoirs publics qui permettront de concrétiser ces idées. »

« Nous en sommes convaincus, la mobilité durable fera partie intégrante de notre vie d’ici 15 à 20 ans. C’est cette certitude qui nous a conduit à créer le Club de la Mobilité Durable en 2013 et à mettre en place un outil qui nous permette de mesurer les comportements de mobilité en entreprise et leur évolution. Les résultats cette année confirment notre intuition et montrent que le sujet va s’accélérant. Il y a trois ans, les dirigeants d’entreprise s’inquiétaient du coût de la mobilité durable. Aujourd’hui, ils ont compris que l’enjeu n’est pas financier mais que la mobilité durable contribue à améliorer la productivité et la qualité de vie des collaborateurs et à nourrir l’image de l’entreprise, notamment auprès des nouveaux collaborateurs de la génération Y.

Pour autant, la démarche est encore peu structurée et les dirigeants semblent perdus face à l’ensemble des solutions qui s’offrent à eux. Ils ont du mal à identifier les plus pertinentes pour répondre aux attentes de leurs collaborateurs.

Ce besoin d’information et de pédagogie sera certainement l’un des angles de réflexion du Club de la Mobilité Durable dans les prochains mois. Nous voulons donner un nouvel élan au Club et entendons nous nourrir de ces résultats pour mettre en œuvre un plan d’actions qui contribue à l’accélération du changement de mentalités »,
complète Bruno Leray.

Méthodologie du Baromètre de la Mobilité Durable en entreprise

• Echantillon de 503 chefs d'entreprise, dirigeants et responsables de la flotte, représentatif des entreprises de 50 salariés et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de secteur, de taille d'entreprise et de région d'implantation.
Echantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer Assistance for Telephon Interview).

• Echantillon de 1036 salariés, représentatif des salariés français d’entreprises de plus de 50 salariés et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de secteur, de taille d’entreprise et de région d’habitation.
Echantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer Assistance for Telephon Interview).

Les interviews ont été réalisées du 27 juin au 18 juillet pour le volet dirigeants et du 6 au 21 juillet pour le volet salariés.

Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : « Sondage OpinionWay pour Le Club de la Mobilité Durable » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.

OpinionWay rappelle par ailleurs que les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d’incertitude : 1,5 à 3 points au plus pour un échantillon de 1000 répondants et 2 à 5 points au plus pour un échantillon de 500 répondants.

OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.